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13.02.2008

À la recherche de la poule

Le sous-verre qu'on voit ci-dessous n'est pas particulièrement notable en soi, mais j'ai une jolie petite histoire à son sujet.

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Ce sous-verre est fait à partir du métal d'une boite de paté de poule. On y voit le paté tel qu'il devait apparaître au sortir de la boite, et une tête de poule est encadrée dans un médaillon pour bien faire comprendre de quoi il s'agit.

Un jour, un petit garcon était assis à la table devant ce sous-verre brillant. En pointant le sous-verre, il a demandé à sa mère pourquoi il y avait là une poule, et il a ensuite demandé à sa mère de lui montrer la poule en entier, de la faire sortir de la boite. Sa mère a essayé de lui expliquer gentiment que la poule était dessinée, que c'était un sous-verre, qu'il n'y avait pas de vraie poule dedans.

Le petit garcon a fait mine de pas comprendre, et il a redemandé à sa mère de lui montrer la poule en entier, de la faire sortir de la boite. Et il redemandait, redemandait, il s'obstinait à ne pas admettre ce que lui disait sa mère.

J'ai alors pris le relais, et j'ai essayé moi aussi d'expliquer que la poule n'était pas une vraie poule en chair et en os, que ce n'était que des couleurs sur du métal, dont les formes ressemblaient au final à une tête de poule.

Le petit garcon a fait mine de pas comprendre, et il m'a demandé de lui montrer la poule en entier, de la faire sortir de la boite.

Bon... J'ai réfléchi, j'ai essayé d'expliquer différement, mais le petit garcon me faisait toujours la même demande. J'ai réfléchi un peu plus, et j'ai eu un éclair de génie. J'ai dit au petit garcon "ok, je vais la faire sortir de la boite", et j'ai mimé l'extraction d'une poule hors du sous-verre.

"_ Voilà, elle est là, ai-je dit en faisant semblant de tenir entre mes mains une grosse poule qui eut été sur la table. Elle est jolie, non ?

_ Ouèèèèais! s'est extasié le gamin.

_ Alors, de quelle couleur sont les plumes de cette poule, que je demande.

_ Blaaanches ! répond le petit garcon tout heureux de voir enfin la poule en entier.

_ Et j'enchaine : Et elle a de belles petites blanches et une crête rouge. Tu veux la voir marcher un peu ?

_ Ouiiiiiii....!

_ Ok, je la lache... Voilà, elle marche un peu... Ah, elle picore les miettes qui sont là." etc.

Bien sûr, le petit garcon est ensuite allé montrer le sous-verre à sa mère et à ma femme, en leur demandant à chacune de lui montrer la poule en entier, de la faire sortir de la boite.

Cette histoire m'est arrivée en août dernier, mais c'est seulement il y a quelques jours que j'ai pris conscience qu'une histoire très similaire et très connue est décrite dans Le Petit Prince de Saint-Exupéry ! Sauf que le Petit Prince, c'est une histoire dans un livre, et ce que je raconte ici, c'est une histoire authentique.

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Ce sous-verre, fait de métal récupéré, et dont on voit ici le verso, il paraît sans doute banal, au mieux amusant, pour la plupart des individus. Pour moi, il rappelle une jolie petite histoire qui trottera toujours dans ma tête, et qui trotte désormais sur le ouèbe...

/Paul

31.01.2008

Acheter ou louer ?

a80e0efb1f51a0ae3c269213010c880b.jpgRester locataire, ou devenir propriétaire ? Je vais essayer de donner ma réponse, celle que j'aurais aimé lire il y a 4 ans, quand la question s'est immiscée dans ma vie. 

 

J'écris celà un peu en réaction à un article paru il y a peu dans Anna, un magazine féminin finlandais. L'auteur de l'article racontait avec humour et aigreur comment et pourquoi il a renoncé à devenir propriétaire.c21f02770bdbe5eefd1d59ca99ec8eab.jpg Mais l'auteur de l'article, un journaliste - écrivain - prof de 35-40 ans, n'avait selon moi pas réfléchi assez profondément avant d'écrire son article. Lui et sa compagne payaient un loyer de 900 euros par mois pour un bel appartement dans le centre-ville de Helsinki, en vivant confortablement mais sans mettre d'argent de côté... Et ils auraient voulu acheter un logement équivalent, avec un emprunt dont les mensualités seraient environ 900 euros par mois...

 

Formuler la question plus sagement

La première chose dont on doit prendre conscience, c'est que si on paye un loyer de, mettons, 500 euros par mois pour un appartement, et qu'on a relativement peu d'économies (moins de 15% de la valeur de l'appartement), on ne peut pas devenir propriétaire de cet appartement pour 500 euros par mois. Même avec un prêt "longue durée" sur 40 ans.

Pour devenir propriétaire, il faut augmenter le budget "logement" d'au moins 50%, voire 100%. C'est à dire que si votre budget logement est 500 euros par mois en location, le budget logement devra sans doute être de l'ordre de 750-1000 euros par mois si vous voulez devenir propriétaire du même logement, ou d'un logement "équivalent".

Ce qui conduit sagement à une première reformulation, la question initiale devenant : "Rester locataire et épargnant, ou devenir propriétaire ?" Si on comprend pourquoi c'est souvent cette question là qu'il faut se poser, on fait un grand pas pour trouver une réponse. Parmi les raisons derrière cette reformulation, il y en a une subtile : être propriétaire, c'est mettre ensemble le loyer et l'épargne, sous une forme différente de ce que c'était quand on était locataire.

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Le loyer de l'argent

Quand on est propriétaire, on paye à la banque des remboursements de prêt qui sont en 2 parties : une partie pour rembourser le "capital" (le montant de l'emprunt), une partie pour payer des intérêts à la banque. Les intérêts qu'on paye à la banque, c'est "le loyer de l'argent", et c'est de l'argent tout autant perdu que le loyer qu'on paye quand on est locataire.

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Je crois qu'ils ont tort, ceux qui disent : "c'est idiot d'être locataire, le loyer est de l'argent perdu".

Pour compliquer un peu la chose, il faut aussi voir que la part d'intérêts est forte au début de la période de remboursement d'emprunt, et faible à la fin de la période de remboursement d'emprunt. D'une certaine manière, alors que le montant du loyer d'un bien immobilier tend à grimper lentement mais sûrement d'une année à l'autre, c'est l'inverse quand on est propriétaire et qu'on rembourse un emprunt : le montant du loyer de l'argent tend à baisser lentement mais sûrement d'une année à l'autre.

Enfin, il faut bien sûr ne pas mettre "que" les intérêts bancaires en face des loyers mensuels. En face du loyer mensuel d'un bien immobilier, il faut mettre les éléments suivants : charges locatives, baisse/augmentation de l'imposition, coûts "étalés" des travaux de restauration et d'amélioration de l'immeuble, etc.

Les coûts de travaux de restauration peuvent se répercuter sur un prix de vente future, mais c'est a priori une répercussion partielle, et de toute manière, le concept de "restauration" est avant tout lié au temps qui passe (et qui, lui non plus, ne reviendra pas).

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Épargne et investissement

On épargne dans la pierre quand on devient propriétaire. Personnellement, j'aime bien considérer que l'endettement contracté lors d'un achat immobilier, c'est en fait un plan d'épargne forcée. Ce n'est que quand l'emprunt a fini d'être remboursé qu'on est propriétaire à 100%. Mais comment savoir a priori s'il vaut mieux épargner sur un actif financier ou épargner dans la pierre...?

Le krach immobilier, annoncé depuis des années, va-t-il avoir lieu ? Les progressions de la bourse et des fonds d'investissement seront-elles meilleures que la progression des prix du marché immobilier ? Que va-t-il se passer dans ma vie dans les 15 prochaines années ? Il faudrait pouvoir connaître l'avenir pour répondre à ces questions... Et c'est pour ca que tous les simulateurs pour savoir s'il faut acheter ou louer sont faux, car ils supposent une connaissance du futur, et notamment de l'inflation, l'évolution des taux d'intérêt, l'évolution du prix du bien immobilier que vous achèterez, les coûts des travaux qui seront faits, l'évolution de votre épargne à la bourse sur 10-30 ans, la date de revente du bien immobilier, les re-négocations de l'emprunt, les aléas de votre vie, etc.

Ce qui est sûr, c'est que rembourser le capital, c'est une épargne forcée, et qu'on ne peut pas puiser dedans. Mais ce n'est pas une obligation à laquelle on est pieds et poings liés jusqu'à l'échéance de l'emprunt : de même qu'on peut transformer en espèces les actifs financiers sur lesquels on a investi, de même on peut transformer en espèces le bout acquis d'un bien immobilier. La différence, c'est que transformer des actifs financiers en espèces, ca se fait en quelques minutes par internet ou par téléphone, et on n'a pas de surprises quant à la valeur de ce qu'on possède. Alors que vendre un bien immobilier, racheter le reliquat de l'emprunt avec l'argent de la vente, et savoir au bout du compte quel était le montant qu'il y avait dans l'épargne-pierre, ca prend beaucoup de temps et d'énergie, on peut avoir des surprises, bonnes ou mauvaises.

 

Un investissement, c'est toujours un risque

L'immobilier est une "valeur sûre" dans son ensemble, mais quand on achète un logement, on prend toujours des risques particuliers. Le logement qu'on achète ne va pas forcément évoluer comme l'ensemble du marché immobilier, on prend un risque qui peut s'avérer positif (la valeur du logement progresse mieux que l'ensemble) ou négatif (le logement progresse moins bien que le marché, les travaux d'entretiens de l'immeuble ou du logement augmentent le coût sans augmenter la valeur).

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Il est intéressant de noter que si on vend son logement pour en racheter un dans la foulée, l'évolution globale du marché compte peu, qu'il y ait eu un boom ou un krach. Ce qui compte, c'est les évolutions locales par rapport au marché global.

Par exemple, mettons que vous ayez acheté un petit appartement de célibataire valant 100 000 euros. Le jour où vous décidez de le vendre pour acheter un appartement plus grand, les prix de l'immobilier viennent de chuter dans tout le pays, et votre appartement a désormais une valeur de 80 000 euros sur le marché immobilier ; ce n'est pas vraiment grave, car en même temps que la valeur de votre appartement de célibataire chutait, la valeur de l'appartement familial que vous convoitiez chute aussi. Le même raisonnement vaut si votre appartement double de valeur quand vous voulez le revendre pour en acheter un autre : vous faites une plus-value sur la vente, et cependant ca ne vous permet pas d'acheter un appartement meilleur que celui que vous convoitiez, car celui-là aussi a fortement augmenté.

Mais ce raisonnement ne marche pas si le bien immobilier que vous possédez progresse nettement moins bien (ou nettement mieux) qu'un autre bien immobilier que vous convoitez.

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Conclusion

Bref, quand on a peu d'économies et qu'on achète son logement plutôt que de rester locataire, on démarre un plan d'épargne sur le long terme, tout en continuant à payer un loyer : le loyer de l'argent, au lieu du loyer de la location d'un logement. On se met à l'abri de l'inflation immobilière "locale" (là où on achète), sans vraiment courir de risque en cas de krach "global" de l'immobilier.

Mais c'est une épargne qui n'est pas sans risque, et qui impose des obligations de dépenses, souvent difficiles à anticiper dans le montant et dans le temps : charges (qui peuvent varier d'une année à l'autre), travaux de l'immeuble tels que la facade, le toit, l'ascenseur, les balcons, les fenêtres, la plomberie, la cage d'escalier...

Si on ne peut pas faire face aux dépenses obligatoires de l'immeuble, il faut alors se résoudre à revendre et à transformer l'épargne-pierre en épargne-argent, et c'est le retour à la question "locataire-épargnant ou propriétaire".

Autres points de vue

Ces reflexions ne s'intéressaient qu'à l'aspect financier de la question "acheter ou louer", dans le cas où on dispose de relativement peu d'économies initialement. Il y a bien sûr d'autres aspects à prendre en compte, certains bien plus passionnants (par exemple : la liberté de transformer le logement quand on est propriétaire, la liberté de changer de logement quand on est locataire), et d'autres effrayants (par exemple : les problèmes éventuels quand on loue à autrui son bien immobilier).

Pour ceux qui veulent approfondir leur reflexion, ou voir la question sous un autre angle, voilà quelques liens :

Blog de Jean-Luc Tafforeau - Locataire ou propriétaire ?

Livre sur Amazon : Acheter ou louer votre logement principal : le piège financier à analyser d'urgence, les éléments clés pour bien choisir ce que vous devez faire

Optim-Immobilier : Acheter ou louer votre logement ?

Bloc.com - Faut-il louer ou acheter sa résidence principale ?

Blog - 52 raisons pour louer votre logement au lieu d'acheter

Blog Lescomparateurs - Faut-il acheter ou louer un bien immobilier ?

/Paul

14.08.2007

Un voisin qui troue

Ah, flute. Hum, que voyez-vous et qu'imaginez-vous en voyant la photo ci-dessous, prise dans l'entrée de l'appartement, il y a quelques jours (c'est ma main gauche sur la photo) ?

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Ca ressemble à de gros impacts de balle ! Et on voit même un morceau de métal au centre de chaque trou ! Mais ce n'est pas ca... L'explication, il faut la chercher du côté du jeune couple qui a acheté un appartement voisin au printemps dernier. Ils ont rénové leur appartement, et ils ont poussé un peu trop loin le foret de la perceuse. Pffff.... C'est un peu irritant les gens qui croient qu'il faut des vis de 30 centimètres de long pour suspendre un placard ou accrocher un tableau.

Dieu merci, c'est dans l'entrée, c'est à dire dans une pièce de faible importance, et a priori dans un mur sans cable ou tuyauterie. En fait, ma femme et moi avons sans doute mis du temps à nous en apercevoir, car les trous étaient derrière des manteaux suspendus.

Bon, on va contacter le syndic, et je ne m'inquiète pas du tout. A priori, un ouvrier va être envoyé pour reboucher tout ca, il y aura des discussions entre la compagnie qui assure l'immeuble et celle qui assure le voisin. J'ose même espérer que je n'aurai pas à payer le pot de peinture que l'ouvrier ou moi allons acheter pour repeindre le mur rafistolé. Et il y a une chose dont je suis sûr : le voisin n'a pas endommagé notre mur (tout au plus NOTRE peinture), parce que le mur, ce n'est pas ma femme et moi qui le possèdons, c'est la société de l'immeuble ! Ce que nous avons acheté en achetant un appartement, c'est des parts dans la société qui possède l'immeuble, et le droit de résider entre les murs de l'appartement...

 /Paul

11.06.2007

Mon meuble préféré

Après avoir bien réfléchi sur ce que j'aime le plus dans les intérieurs d'appartement (voir la note précédente, du mercredi 6 juin), je suis arrivé à la conclusion que mon meuble préféré devait être celui qu'on voit à droite de la photo ci-dessous :

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Bien sûr, c'est artificiel de préférer un meuble à un autre... c'est un jeu, sans plus. Si un incendie ravageait notre appartement et qu'un seul meuble survivait, je préférerais que ce soit le grand tapis du salon, un isfahan des années 1940 de grande qualité et en très bon état. Car tout dépend de la méthode (ou du jeu) qu'on suit pour déterminer le meuble préféré. 

Donc, si je me fie à la liste que j'ai dressée dans la note précédente, ce petit meuble est un condensé de choses qui me plaisent :

  • c'est un meuble indien, de fabrication et d'esprit
  • il est principalement en bois et en verre, des materiaux agréables au toucher
  • il est simple, fonctionnel et utilisé
  • il possède de jolis détails : courbe élégante de la partie inférieure, joli motif du verre
  • on l'a agrémenté de nombreux petits éléments décoratifs, principalement des éléphants en tissus colorés, typiques de l'esprit de la décoration de notre appartement
  • il remplit une fonction admirable : j'y range les livres que je suis en train de lire, et ceux que j'ai le plus envie de lire ou relire. Or, dans ma note précédente, j'ai mis en premier, dans la liste des choses que j'aime le plus dans un intérieur :  les livres au format poche, les livres qu'on a prévu de lire ou de relire.
  • le tiroir contient des choses importantes qui doivent toujours être rangées sans risque d'être égarées : mon passeport, mon permis de conduire, le livret de famille.

Le meuble est placé tout près de l'entrée (visible au fond de la photo ci-dessus), alors si je dois partir le matin et que je me rends compte que je n'ai pas de livre à lire dans mon sac, je tends la main vers ce petit meuble, et j'y pioche en 3 secondes un livre très désirable. En général aussi, c'est là que je vais en premier piocher un livre quand je suis d'humeur à lire un livre à la maison.

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C'est aussi dans ce petit meuble que je mets le dictionnaire finlandais-francais-finlandais, les cartes de Helsinki et les horaires de bus et de trains, c'est à dire des choses qui peuvent être utiles quand on quitte l'appartement, sans être indispensables. C'est aussi là que je range mes jeux de tarot, à ne pas oublier le vendredi matin pour les soirées de tarot au bar du vendredi soir.

 Il a été acheté dans un magasin de l'excellente enseigne suédoise Indiska, pour environ 65 euros (ou 55 ? ou 75 ?), si je me rappelle bien. Je me demande si je ne devrais pas en acheter un autre du même modèle, à mettre près de la tête du lit dans la chambre à coucher.

Pour la petite histoire, il s'est passé quelque chose d'intéressant dans l'installation de ce meuble. Il est placé au dessus d'une console, qui sert de vide-poche. Or, quand on a emmenagé, et qu'il n'y avait pas encore le petit meuble de cette note, on a placé là cette console, mais ca n'allait pas, on la voyait mal quand on passait de la cuisine à la table à manger, elle gênait. On l'a donc mise ailleurs. Ensuite, on a acheté le petit meuble de cette note, on l'a fixé au mur, et j'ai eu l'idée de remettre là la console qui n'avait pas trouvé de place satisfaisante ailleurs dans l'appartement. Et cette fois, ca a marché ! On ne s'y cognait plus, parce que le meuble à hauteur des yeux faisait qu'instinctivement, on ne cherchait plus à passer le long du mur.

Et pour ceux qui seraient curieux de savoir quels livres il y a (on ne peut pas en lire les tranches sur la photo au dessus), pour ceux aussi qui aiment les inventaires, voila la liste des livres en ce dimanche 3 juin où j'écris cette note :

  • Rimbaud, oeuvres poétique, à finir, à relire
  • Ulysse, tome 2, de James Joyce, à finir
  • Le Finnois sans peine, méthode Assimil, à finir
  • L'élégie érotique romaine, de Paul Veyne, à finir
  • L'urbanisme face aux villes anciennes, de Gustavo Giovannoni, à finir (presque fini)
  • Odyssée, d'Homère, à finir dans cette édition là (lue dans d'autres éditions)
  • Essais I, de Michel de Montaigne, à finir
  • Lecons de sagesse, le soutra du coeur, du Dalaï-Lama, à finir
  • Le livre noir, d'Orhan Pamuk, à finir
  • Histoire romaine de Tite-Live, la seconde guerre punique, livres XXI à XXV, fini, à remettre dans la bibliothèque
  • Iliade, d'Homère, traduction par Eugène Lasserre, à relire, et à relire encore
  • Les poètes du Grand Jeu, à finir, à relire, et à relire encore
  • La prisonnière, de Proust, à relire, et à relire encore
  • dictionnaire jaune Gummerus, finlandais-francais-finlandais

/Paul

06.06.2007

Naïf. Super.

Ce que j'aime beaucoup, dans l'intérieur de notre appartement, et dans les intérieurs en général :

  • les livres au format poche
  • les livres qu'on a prévu de lire ou de relire
  • les meubles qui racontent des histoires
  • les étagères
  • les meubles avec des figures peintes ou sculptées
  • les meubles indiens, tibétains et népalais
  • le bordel s'il est artistique
  • les tapis orientaux
  • la possibilité d'être confortablement assis par terre
  • lire allongé
  • être soudain fasciné par un détail d'un meuble ou d'un objet qu'on a chez soi
  • les objets dont la beauté, la valeur ou la qualité se révèlent à l'usage
  • les choses agréables au toucher
  • le bruit de la pluie sur les vitres ou sur le toit
  • le moucharabieh à la fenêtre du salon
  • le coin oriental du salon
  • les parquets en bois
  • les volets
  • les objets suspendus
  • les poutres ou pierres apparentes
  • les choses rangées en bon ordre
  • les machines à expresso
  • prendre mon expresso du matin au coin bar de la cuisine
  • être par terre pour m'amuser avec un enfant

 

Les choses que je n'aime pas du tout dans les intérieurs en général, et parfois dans notre appartement :

  • les livres que je ne pense pas lire un jour
  • les livres qui sont là pour décorer
  • les meubles sur roulettes
  • les tapis et les livres en plein soleil
  • les armoires, les buffets
  • les coffres
  • les objets en équilibre précaire
  • les choses mal fixées
  • les choses auxquelles il faut faire attention quand la main ou le corps passent à côté
  • le bordel quand il est négligé
  • les télés
  • les cuisines où l'on ne cuisine pas
  • les lumières fortes, y compris celle du soleil quand il entre directement et sans filtre dans un intérieur
  • les armoires à glace au dessus des lavabos
  • le fait que les conteneurs soient pleins, surtout quand le contenu est visible, ce qui peut arriver avec les étagères, les dessertes, les consoles, les tables...
  • les papiers ou les objets posés sur les canapés, sur les chaises, ou par terre, parce qu'il n'y a pas de place ailleurs
  • les plaids posés d'un air faussement négligé dans les photos de salons des magazines d'intérieur
  • les objets "m'as-tu vu" (exemple : un presse-citron de Starck tout seul sur un plan de cuisine)
  • les objets faits en théorie pour remplir une fonction simple, mais qui en fait sont plus à regarder qu'à utiliser (exemple : un presse-citron de Starck)
  • les meubles vieillis artificiellement, les patines artificielles
  • les collections
  • les personnes qui marchent avec des chaussures sur les tapis orientaux de qualité
  • une table à manger posée sur un tapis oriental de qualité
  • les choses désagréables au toucher
  • le bruit de la circulation
  • les coins salon qui semblent exclure les enfants en bas âge
  • la décoration genre chambre d'hotel
  • les intérieurs impersonnels
  • les grands frigos, les congélateurs
  • les cheminées
  • le papier peint
  • les lustres
  • le soleil sur les tapis orientaux et sur les livres
  • les toilettes dans les salles des bains
  • les objets inutilisés ou devenus inutiles, et qu'on ne se résout pas à jeter
  • les meubles gonflables
  • les objets en plastique, quand le plastique ne s'impose pas
  • les vide-ordures dans les cuisines

/Paul 

18.05.2007

Ce que les photos disent

Quand je regarde avec attention les photographies que j'ai prises de l'intérieur de l'appartement de ma femme et moi, je remarque des détails qui m'avaient échappé, je vois la décoration de notre appartement avec un oeil plus critique,  je fais attention aux éléments qui sont ou ne sont pas sur la photo. Je crois qu'une image cadrée et en deux dimensions se laisse bien mieux analyser par l'oeil et le cerveau qu'un espace en trois dimensions. En plus, quand je dois choisir quelle photo mettre dans le blog, j'essaie d'imaginer que la photo représente un lieu que je ne connais pas et dont je dois me faire une idée uniquement à partir de la photo que je vois ; ca me force à l'auto-critique.

Sur une photo que j'ai prise, et qu'on peut voir dans ma note précédente, j'ai fini par voir qu'un grand miroir indien se marie mal avec l'étagère à côté duquel il est posé. Comme on le voit sur la photo ci-dessous, le miroir est collé à l'étagère, comme une huitre à son caillou.

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J'ai donc arrangé cela, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous : le miroir est décalé sur la gauche, au milieu du coin oriental. Le miroir et l'étagère peuvent chacun vivre leur vie et mieux respirer.
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J'ai aussi compris pourquoi je préfère que la tente du salon soit "fermée", et pourquoi ma femme, Sari, la préfère "ouverte", comme sur les photos ci-dessus. C'est complètement différent que la tente soit ouverte et fermée, et ca a fini par me sauter aux yeux à force d'observer les deux premières photos de ma note au sujet de la tente dans le salon ! Sari préfère que la tente du salon soit en position ouverte, que le coin oriental fasse éclater ses couleurs dans le salon, qu'il se mélange visuellement aux 2 canapés et à la table de bar qui est dans le prolongement de la cuisine. Je préfère quant à moi que la tente soit en position fermée, que le côté qui en est le plus visible dessine un grand rectangle blanc, d'une taille sensiblement équivalente à celles du rectangle bleu-rouge du tapis, du rectangle vert du canapé bas, et du rectangle rouge du canapé haut ; et je préfère que les 2 canapés qui se font face restent dans un tête à tête sans tiers, que leurs formes et leurs couleurs soient mises en valeur par le pan blanc de la tente quand elle est fermée. Je préfère aussi  que le coin oriental soit cloisonné pour être plus cohérent, pour être une petite bulle d'intimité et de ressourcement. Je ne comprenais pas très bien pourquoi ma femme et moi divergions quant à savoir si la tente devait être laissée ouverte ou fermée, j'ai compris en regardant les différences entre les photos de la tente fermée et de la tente ouverte.

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Sari aime les couleurs et les mélanges de couleurs ; plutôt qu'une impression d'ensemble nette, elle préfère l'accumulation de détails, la multitude de jolies choses, et les contrastes de formes, de couleurs, d'humeurs (les objets ont des humeurs, certains ont l'air sérieux comme des professeurs, d'autres joyeux ou espiègles, certains sont élégants et affectés comme des dandys,  il y en a qui sont empreints de mystère, etc.). Je préfère au contraire mettre d'abord l'accent sur l'impression d'ensemble, ne regrouper que les choses qui se ressemblent, que tout ait l'air ordonné, et que les beaux objets aient beaucoup, beaucoup, de place autour d'eux

Les tempéraments de ma femme et moi sont assez différents en ce qui concerne la décoration d'intérieur, mais finalement, la décoration que nous avons faite nous plait à tous les deux, et c'est autant un hobby pour elle que pour moi. Comme on s'aime, on ne cherche qu'à améliorer ce que l'autre a pû commencer et qui peut déplaire un peu au premier abord ; et par corrections et affinements successifs, on arrive toujours à quelque chose qui est bien meilleur que si ce n'était fait que par l'un de nous deux. J'espère que ca se voit sur les photos de ce blog, à vous de nous le dire :)
 
/Paul