Helsinki - Finlande
La dolce vita à Helsinki, dans un appart de 91m2, situé dans le quartier bohème de la ville
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30.03.2008
Le charme discret des Finlandais

Voila la présentation copié-collé du site d'Arte :
Pays des forêts sans fin, des aurores boréales et du sauna, la Finlande est aussi le royaume du téléphone mobile. À l'occasion de l'ouverture de la saison culturelle finlandaise, ARTE met le cap au nord.
22:25 - Sauna, les Finlandais l'aiment chaud
(Finlande, France, 2007, 53mn)
Résumé : Si l'idée de partager votre nudité avec des inconnus dans un bain de vapeur vous glace, acceptez cette invitation à découvrir l'art du sauna finlandais - et l'âme du peuple qui en est si friand.
23:25 - Un Finlandais, un vrai...
(Finlande, France, 2007, 29mn)
Résumé : Le Finlandais est réservé et mélancolique, dit-on. Mais il est loin d'être dénué de sentiments, et encore moins d'humour et d'autodérision. Portrait de la population mâle de ce pays nordique.
23:55 - Au loin s'en vont les nuages
(Finlande, 1996, 93mn, VOSTF)
Résumé : Un film "néoréaliste" sur le chômage, signé par le chef de file du cinéma finlandais. Sans pathos, énergique et burlesque!

Ce film de Kaurismäki est une des raisons qui m'ont poussé à venir en Finlande, car j'en ai adoré l'humour, la manière de vivre des Finlandais telle qu'elle était présentée.
Le film regorge de scènes finement observées de la société finlandaise, on y voit les attitudes des Finlandais face à la vie, leurs manières si particulière de vivre ensemble, d'agir et de communiquer sans avoir à se parler, d'affronter avec un courage silencieux les difficultés de la vie, et avec un humour très décontracté.
Il y a beaucoup de scènes extrêmement descriptives des Finlandais, et celle que je chéris entre toutes, c'est précisement une scène de déco : le mari et la femme sont assis sur leur canapé, ils contemplent en silence, avec une émotion rentrée, l'étagère vide qu'ils viennent d'acheter et d'installer dans leur logis. Et au bout d'un moment de silence contemplatif, le mari dit à sa femme, avec une sorte de fierté émue et une bonne dose d'humour finlandais, quelque chose comme : "Et un jour, on aura même assez d'argent pour acheter quelque chose à mettre dessus." Acquiescement silencieux de sa femme. Triste et drôle, poignant.


De ce chanteur culte en Finlande, il y par exemple son premier album Muotokuva ("Portrait" en francais) dont on voit la jolie pochette ci-dessus (mais, musicalement, un peu trop rockabilly pour moi), et je recommande surtout cette compilation de la série Lauluja rakastamisen vaikeudesta, qui comprend presque tous les classiques.
"Pois kauas pilvet karkaavat, niin minäkin" : au loin s'en vont les nuages, eh bien moi aussi... Pour les Finlandais qui me lisent en France, voilà les paroles en finlandais... et un petit coup de nostalgie à coup sûr :
En tiennyt, mitä sain kun tanssiin sinut hain.
Soi biisi rytmikäs, sä sanoit: Lähemmäs.
Jäi piiloon kaikki muu kun pilveen eksyi kuu,
ja puisto hämärtyy ja löytyy jostain syy.
Käy bändi tauolle, mä pyydän saatolle.
Sä hiljaa naurat vaan, muut kääntyy katsomaan.
Viel ilta kesken on, soi levy tauoton,
on pakko odottaa kuin kuuta nousevaa.
Mut kauas pilvet karkaavat, turhaan niitä tavoitat.
Kauas pilvet karkaavat, niin minäkin.
Mut kauas pilvet karkaavat, aivan turhaan niitä tavoitat.
Pois kauas pilvet karkaavat, niin minäkin.
En tiennyt, mitä sain kun tanssiin sinut hain.
Kuin oisit muuttunut, et enää nauranut.
Mä katsoin taakseni, kuu esiin purjehtii,
sen loiste kimmeltää ja minut hämmentää.
Sa seisot siinä vaan kuin kaunein kukka maan.
Jos vielä hetkisen sua tarkkaan katselen,
niin varmaan katoat kuin unet ihanat,
ja haihtuu lumous, ei jää kuin kaipaus.
Mut kauas pilvet karkaavat, turhaan niitä tavoitat.
Kauas pilvet karkaavat, niin minäkin.
Mut kauas pilvet karkaavat, aivan turhaan niitä tavoitat.
Pois kauas pilvet karkaavat, niin minäkin.
La seule traduction que j'ai trouvée sur le net, c'est celle là : http://www.kmatsum.info/suomi/laulu/Pilvet_karkaa.html
Quand on sait que les ballades de Somerjoki sont très prisées par les Finlandais lors des karaokés, et que le karaoké est un élément notable dans les cultures finlandaise et japonaise, on se dit que ceci explique sans doute celà... 
22:55 Publié dans 02 - Finlande et autres nordicités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finlande, culture, arte, kaurismäki, rauli badding somerjoki, kauas pilvet karkaavat
26.03.2008
Salon de discussion au schéma classique
Le salon de l'appartement est structuré selon un schéma très classique: il y a deux canapés qui se font face, une table basse (parfois) entre les deux canapés, un tapis iranien richement décoré, et des cadres sont suspendus au-dessus des canapés.

Mais ce schéma classique est décalé dans notre monde moderne, car c'est un schéma qui ne s'ajuste pas à la télévision, et ces canapés d'un style ancien sont mal adaptés au vautrage !
Le rêve moderne de luxe, tel qu'on le voit dans les pubs pour canapés des magazines d'intérieur, c'est d'avoir un canapé de grande taille en forme de L (ou encore mieux : en U), avec un écran plat face à la longeur du L. Par exemple, dans le dernier numéro de Marie-Claire Maison (avril 2008), on voit ca dans les pubs aux pages 10, 35, 43, 53 (Ikea), 65. Releguées aux pages 231 et 243 du même numéro, il y a des pubs pour de simples canapés rectangulaires.
Mais revenons au monde réel. Je disais qu'il y avait une table basse dans le séjour, mais on ne la voyait pas sur la première image. On ne sort cette table basse que quand on a des invités : il y a alors besoin d'un espace "évident" pour poser des verres, des bouteilles, des amuse-gueules.

Quand on n'a pas d'invités, voilà où se trouve la table du séjour : accrochée à un mur du boudoir, à plus de deux mètres du sol.

Cette petite table (plateau et piètement) a été achetée au magasin Universum, à Tallinn. Elle a dû coûter dans les 40 euros, si je ne m'abuse.
La plupart du temps, le tapis reste dégagé. C'est plus joli et plus commode pour passer. Si, allongé ou assis sur un canapé, on veut poser un verre, un yahourt ou un livre, on se sert des petits meubles qui siègent discrètement sur les côtés des canapés.

Le canapé rouge a été trouvé sur Huuto.net, l'équivalent finlandais de eBay. J'avoue qu'on ignore l'âge et la provenance de cet étrange canapé, mais en tout cas, on l'a emporté dans une vente aux enchères tendue, pour 400 euros !

Le canapé vert est un don de la mère de ma femme. C'est un vieux canapé dans le style chippendale qu'elle tenait de ses parents, et qu'elle a fait restaurer.
Souvent, ma femme ou moi se pose sur l'un des canapés, et l'autre rejoint en papillonant sur le même canapé ou sur celui qui fait face. Dans ce dernier cas, on discute par dessus le tapis, un canapé pour chacun.
Permettez-moi de toucher un mot au sujet du tapis, mais excusez-moi d'avance si vous en trouvez le prix injustement exagéré ou hors de votre budget. C'est un isfahan de format dozar : [2m55] x [1m50-1m56]. Il daterait des années 1940, d'après le couple qui tient la très bonne boutique Pazyryk où il a été acheté. C'est donc ce qu'on appelle un "semi-antique" (entre 50 et 100 ans). Il est laine-sur-coton, coloré avec des teintures naturelles (si je ne me trompe pas).

Le motif est dans le style safavide avec un schéma doublement symétrique, centré autour d'un médaillon à pendentifs. Le champ et les écoinçons (ou poinçons) sont à motif floral, sur fond bleu clair, marqué par un abrash au milieu. On l'a acheté en novembre 2004, on ne s'en lassera jamais !

Ce qui fait le prix, 2000 euros après négociation, d'un tel tapis, c'est sa qualité originelle, son très bon état de conservation, son très bon équilibre de couleurs (c'est selon moi LA grande qualité des isfahans par rapport aux tapis de la même gamme), son bon équilibre des formes, son "caractère". Avec ce dernier critère, on entre dans le subjectif, et c'est tout naturel, car ce qui en fait le prix, c'est aussi le regard du connaisseur et du collectionneur, aux yeux desquels un tel tapis se range définitivement dans la catégorie des (très) bons tapis... même si c'est un tapis d'entrée de gamme !
Un isfahan neuf de bonne qualité et de cette taille-là, ca coûte dans les 4000-7000 euros...! La qualité peut d'ailleurs être tout à fait supérieure à celle de notre tapis, car les ateliers de la ville d'Isfahan produisent de superbes tapis de nos jours. J'ai d'ailleurs vu (et touché) au grand magasin londonien Liberty, des isfahans d'une qualité incomparable, d'une surface quatre fois plus grande (genre 5m sur 3m), qui chiffraient à 65 000 livres sterling (100 000 euros).
Les tapis orientaux, c'est un condensé de culture. Si, en regardant un superbe tapis au sol (isfahan, naïn, kashan, kerman, tabriz...) vous avez soudain l'impression de vous trouver pile sous la coupôle d'une mosquée, les yeux pointés en l'air vers le centre culminant de la coupôle, ce n'est pas un hasard. Ou alors, en forcant à peine l'imagination, vous pourrez voir les fleurs bouger sous le vent ou flotter sur l'eau, vous pourrez entendre les chants du muezzin, voyager dans le temps. Les tapis caucasiens ou turkmènes vous amèneront, eux, d'autres pensées, d'autres horizons, d'autres histoires.
La touche finale du salon "classique", c'est les cadres sous verre au dessus des canapés... et effectivement, il y en a chez nous.

Mais comme on se permet tout dans notre appart, et qu'on l'assume, je vous présente maintenant ce qui sort complètement des canons de la mode, et qui rend tout à fait chaleureux et personnel le schéma classique du salon.
Au dessus du sous-verre, on a installé et enguirlandé un cadre de fenêtre en bois, finlandais et des années 1930.

Près du canapé vert, il y a une statuette, achetée au magasin Indiska, et qu'on suppose de Bali.

Le truc vert qui pendouille le long de l'étagère, c'est une étole authentique du XIXe siècle. Elle se marie tout à fait avec le canapé, non ? Ca habille un peu l'étagère-bureau-ordi, et ca peut servir de déguisement.

Mais n'allez pas croire qu'on a fait un casse dans une église abandonnée ! L'étole a été dénichée du côté des antiquaires de Saint-Ouen, dans une boutique spécialisée en bondieuseries, et dont la vénérable tenancière était très sympatique. On a dû payer le vieux cadre de fenêtre dans dans les 40 euros, il y a quelques années, lors d'une foire d'antiquaires. Le cadre de fenêtre est posé dans un "vide" du mur entre la cuisine et le séjour.
Sur les autres murs, on voit surtout de grands tissus indiens.

Le grand tissu à fond clair vient d'Indiska (encore et toujours ce magasin !!). Il mesure 3m x 1m70, et nous a coûté 20 euros lors des soldes de l'été dernier. Il représente un arbre, dont la base est masquée par le canapé rouge, ce qui ne me gêne pas, car, justement, je ne trouvais pas la base très réussie !

Le tissu vert en forme de pont vient d'une boutique indienne "typique" de la rue du Faubourg Saint-Denis, juste à côté de la rue Cail, dans le 10e arrondissement de Paris. Les motifs sont très naïfs, touchants. Il mesure plus de deux mètres de long, et tient parfaitement entre le mur et la colonne du séjour. Hum, il a dû coûter environ 60 euros, si je ne me trompe pas.

Il y a une débauche de tissus dans ce séjour, qu'ils soient au sol comme le tapis, aux murs, le long d'une étagère, sur les canapés et les coussins, ou même tendu au plafond. En tout cas, je suis très heureux du tissu indien en forme de pont qui unit les deux canapés et donne un air mi-bazar, mi-mystique. Le côté mystique du tissu est accentué par la statuette à la pose religieuse.
Cette organisation du séjour selon un schéma "classique" convient, car il n'y a pas de télévision dans cette pièce ! On y vit sans le brouhaha du poste. On s'y parle, on y lit, on y écoute de la musique, on y surfe sur le web. Il n'y a d'ailleurs pas vraiment de télévision dans tout l'appartement : le seul poste de télévision, dans le deuxième salon, n'est pas connecté à l'antenne (on n'a même pas de digibox !), c'est un poste qui ne permet que de voir des DVDs, d'écouter des CDs, de faire du karaoké.
Petit apparté, je peux caser ici deux petits détails de la vie finlandaise pour ceux que ca intéresse. Depuis le 1er mars 2008, brancher la télé à l'antenne de l'immeuble est désormais insuffisant en Finlande ; il faut maintenant être équipé d'une digibox pour recevoir la moindre chaine, même celles du service public. Deuxième petit détail souvent méconnu ou mal compris de la vie finlandaise : le karaoké est un passe-temps très populaire en Finlande, comme au Japon, mais différemment.
Enfin, avez-vous remarqué que, d'une extrémité à l'autre du salon, l'assise est graduellement de plus en plus basse (ou de plus en plus haute, si on part de l'autre extrémité) ? C'est un choix qui s'est fait naturellement, instinctivement.

À un bout du salon (à droite sur le plan juste au dessus), on est assis sur des chaises à hauteur de table (cf la rubrique Là où on passe à table). Au milieu, on est à hauteur de canapé et de table basse, avec la possibilité de glisser sur le tapis qui y invite. Enfin, à l'autre bout (cf la rubrique Là où on sociabilise), à gauche sur le plan au dessus, on ne peut que s'assoir à même le sol, sur des coussins indiens et un tapis afghan.
Les enfants adorent le coin bas, les gens "gros" préfèrent la table où on s'assoit (afin de pouvoir se lever sans trop de peine), mais pour le reste de l'humanité, les préférences sont tout à fait partagées, pas vraiment prévisibles, et varient selon l'activité, l'humeur, et la compagnie.
Voila, j'espère que ce coin sociable de l'appartement vous a donné des idées ou des pistes décoratives à explorer ! Et j'espère que vous vous y êtes senti à l'aise.
/Paul
13:35 Publié dans 14 - Là où on sociabilise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon, schéma classique, deux canapés, face à face, tissu indien, tapis, isfahan
18.03.2008
Désamour de LED
Dans notre appartement, il y a des DELs.
DEL = diode électroluminescente, appelée LED en anglais.
Ces petites loupiotes sont pratiques, élégamment intégrées dans les plafonds, mais hummmmm.... j'ai eu quelques soucis avec elles, et elles ne sont pas toujours faciles à changer.

Ces ampoules éclairent fort en dépit de leur petite taille. Elles peuvent être nichées un peu partout comme par exemple au-dessus du plan de travail de la cuisine.
Seulement voila, je ne sais pas si c'est de la malchance, mais les 3 installations de DELs de l'appartement ont eu des dysfonctionnements.
Dans la cuisine, c'est d'abord un espèce de transformateur qui m'a causé du souci : il a fait planter 2 des 9 lampes DELs de la cuisine... précisemment les 2 lampes DELs au dessus du plan de travail.

J'ai mis pas mal de temps avant de trouver la source du problème et de le corriger : environ 1 an ! En plus, la paroie de verre d'une des lampes DELs m'a échappé des doigts, elle s'est brisée et j'ai dû bricoler un autre modèle de lampe dans la lampe existante (on la voit au premier plan de la photo ci-dessus).

Hier, une des cinq DELs du passage entre la cuisine et le séjour a rendu l'âme. Ca doit être la 3e qui claque en 2 ans, dans ce passage là (et à chaque fois, une DEL différente). Ca doit être parce qu'elles sont sur un variateur...
Et le fusible aussi a claqué une fois. Heureusement qu'un ami nous a informés que le fusible était dans le variateur, je n'étais pas loin d'appeler un électricien, après m'être escrimé sur les 5 DELs au plafond.

Et depuis des mois, il y a une DEL qui marche une semaine sur deux dans la salle de bains. Ca, c'est le pire, parce que c'est de toute évidence un faux contact quelque part, mais comme la DEL est intégrée au faux plafond, je ne peux pas farfouiller pour régler le faux contact.
Les DELs ont des points positifs : économes en énergie, ca fournit une lumière forte, variable, nichée de manière discrète dans le plafond ou au dessus du plan de travail.
Les DELs ont des points négatifs : c'est intégré dans le corps de l'appartement, alors quand ca plante, pour une histoire de transformateur qui a claqué ou pour un faux contact, vous vous mordez les doigts et maudissez le progrès.
C'est toujours la même histoire : quand A est intégré avec B, c'est pratique, mais quand B doit être changé, ca peut nécessiter aussi de changer A... Et quand A coûte cher, ou quand A est le plafond de la salle de bains, alors que B n'est qu'une malheureuse ampoule, grrrr...
/Paul
23:20 Publié dans 32 - Bricolages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DEL, LED, intérieur, installation, déco
10.03.2008
À taaaaaable...!
Ces diversités ne sont pas forcément synonymes de bazar et de désordre, et c'est ce que je vais m'employer à montrer dans ce billet.

On voit le coin repas au fond, et on peut remarquer les deux teintes de peinture rose sur les murs. Ce choix, très réussi, de deux couleurs est dû aux précédents propriétaires.
Le lustre est très important pour l'équilibre visuel de ce coin repas. Son style est indémodable et passe-partout, sa couleur blanche lui permet de s'accorder aux couleurs pastels des murs, aux couleurs vives du plafond, aux couleurs sombres des meubles. Il y a 10 jours, il y avait encore, à la place de lustre, une suspension marocaine jolie mais inadaptée, sous-dimensionnée, qu'on peut voir dans ce billet : des saris au plafond. Et maintenant que ma femme a eu l'idée d'intervertir la suspension marocaine et le lustre de la bibliothèque, j'ai enfin senti que ce coin repas était prêt pour être décrit dans ce blog.






















Au niveau du sol, quelques meubles, un grand vase japonais, un meuble peint qui vient d'un monastère tibétain, une petite table basse indienne d'appoint, petite comme un tabouret d'enfant (elle peut d'ailleurs servir de siège).

02:40 Publié dans 13 - Là où on passe à table | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Indiska, table indienne, chaises francaises, chemins de table, Pentik, tapis, salle à manger
03.03.2008
Design finlandais - Aalto et Artek
Parler du design finlandais, c'est presque trop facile pour quiconque connait son b.a.-ba du design.
On peut gloser longtemps sur la sobriété dans le design finlandais, la recherche de l'élégance épurée. On peut louer par le détail la solidité et l'usage pratique des meilleurs produits. On peut s'extasier devant ces objets qui coûtent souvent une fortune, qui paraissent à première vue sortir d'un magasin Ikea, mais qui se révèlent indiscutablement d'une qualité bien supérieure (il vaut mieux, vu le prix...)
Mais je ne suis pas designer. Je ne peux pas oser parler du design finlandais en général. Par exemple, ce qui est écrit dans cette page de www.ranska.net est déjà bien au-delà de ce que je pourrais écrire. Néanmoins, je peux présenter le design finlandais d'un point de vue pertinent pour ce blog : du point de vue de chez ma femme et moi.
C'est une série sur le design finlandais que j'entame, car rien que du point de vue de chez ma femme et moi, il y en a sous de nombreuses formes.

Ici, Alvar Aalto est respecté pour les objets qu'il a concu, mais vraiment pas franchement aimé pour les bâtiments qu'il a construit. Un peu comme Le Corbusier. Un collègue helsinkien m'a même affirmé qu'Aalto était le seul architecte nommément détesté par énormément de Helsinkiens, ce que je comprends au vu des oeuvres locales ; mais n'étant pas né ici, je me garderai bien d'exprimer mon opinion devant un public aussi vaste et hétérogène que celui de l'internet.
Revenons-en aux objets d'Alvar Aalto, de sa femme Aino Aalto (1894-1949), et de Artek, la société de meubles créée par Alvar Aalto. Et voyons voir ce qu'il y a chez nous de tout ca.

Le petit lapin s'appuie sur un modèle du vase Savoy (1936), oeuvre symbolique de Alvar Aalto, au point qu'on l'appelle communément le vase Aalto. Il existe en différentes couleurs et en différentes tailles ; celui sur la photo est de taille inférieure au modèle classique.
Devant Winnie l'Ourson, il y a une sorte de vide-poches (ou coupelle) qui reprend la forme légendaire du vase Aalto.
Le dessous de plat en bois est postérieur à Alvar Aalto, et c'est bien sûr un clin d'oeil au vase Savoy.

Les verres colorés sont d'Alvar Aalto, et la coupelle, très années 80 selon moi, est d'Aino Aalto. Je n'aurai pas deviné pour ces objets en verre, si ma femme ne me l'avait dit quand je lui ai demandé ce qu'on avait de Aalto à la maison. Pour elle qui est finlandaise, ca fait partie de la culture générale de base de connaître les objets des Aalto.
Voila voila. Serait-ce tout !? Alvar Aalto est le designer le plus connu de Finlande, et nous n'aurions chez nous que quelques verreries et un dessous de plat ?
En fait, non, il y a un objet "majeur" d'Artek (la société d'Alvar Alto) chez nous. Non, non, ce n'est pas le cultissime tabouret E60, qu'on voit sur la photo ci-dessous.

Saurez-vous retrouver l'objet Artek dans la photo ci-dessous ?

Facile, non ? Surtout après que j'ai montré une photo du cultissime tabouret E60.
L'objet d'Artek sur la photo, c'est bien sûr la table P90B au plateau noir dans le coin.
Je l'ai achetée quand j'étais célibataire. Je venais de m'installer à Helsinki, dans un petit studio de 25m2, il me fallait une table pour manger et poser mon ordinateur. Par nostalgie, je cherchais une table genre bistrot parisien avec pied en fonte et plateau en marbre. J'ai trouvé cette table, qui était très proche de ce que je cherchais, et que j'ai tout de suite aimé. À l'usage, je m'y suis beaucoup attaché. J'adore le linoleum noir du plateau, et le cercle en bouleau qui délimite le bord. Et c'est de la très bonne qualité : un jour où j'avais laissé allumé des bougies plates cerclées d'alu sur la table, la chaleur des bougie a laissé des marques et a franchement gondolé le plateau. J'ai crû que la table était foutue, mais non, le temps passant, les marques ont disparu, les ondulations sur la plateau se sont aplaties, et elle redevenue comme neuve !

Elle est assez grande pour servir de petite table à manger, car avec ses 75cm de diamètre, on peut y manger à quatre sans problème. Mais maintenant, on l'utilise simplement comme desserte, à côté de la table à manger. En fait, le choix de décoration de l'appartement ayant fortement changé depuis que je suis avec ma femme (le style indien étant un bon compromis entre nos désirs respectifs), cette malheureuse table n'a plus vraiment sa place chez nous... Ma femme a même suggéré qu'on la mette au grenier, ce à quoi je me suis catégoriquement opposé. Je préfère qu'elle jure avec le reste, plutôt qu'elle croupisse au grenier.
J'ai encore la facture de cette table : achetée le 29 avril 2002, pour 549 euros. Je sens que d'ici quelques années, voire quelques mois, elle va finir sur le site finlandais de ventes aux enchères, www.huuto.net, et ca me désole d'y penser. On s'attache aux objets remarquables, même s'ils ne "collent" plus.
/Paul
00:35 Publié dans 02 - Finlande et autres nordicités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : design finlandais, aalto, pedestal table, P90B, noir, black, savoy





